Revue ICAMAR 07

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Revue ICAMAR 07 – 11 octobre 2012

PAIEMENT SÉCURISÉ
UGS : icamar-07 Catégorie :

Description

  • 84 pages
  • 2,49 Mo

Sommaire

Editorial

  • Mieux vaut allumer une bougie que de maudire l’obscurité ! (Yves Rouxeville, Daniel Courty)

Nouvelles d’ICAMAR

  • Un collectif pour le développement de l’Auriculothérapie et de l’Auriculomédecine (Pascal Vidal, Yves Rouxeville)

Enseignement

  • Communiqué de la Commission Pédagogique d’Auriculo. Sans Frontières Sur l’enseignement de l’Auriculothérapie et de l’Auriculomédecine (Yves Rouxeville Yunsan Méas)

Auriculothérapie – Cas Cliniques

  • Cas clinique – Syndrome du Canal Carpien (Prof Dr Fernando Mendes Sant’Anna, MD, Ph.D. / Brésil, traduit du Portugais par Fernando Sant’Anna)
  • Auriculothérapie face aux problèmes d’une musicienne (Tony de Sousa)
  • Réglages Agiscop et Modulo (Yves Rouxeville, André Lentz)

Auriculomédecine

  • La réactivité du malade, notion capitale pour des soins personnalisés apportés aux malades complexes (Yves Rouxeville, Fernando Mendes Sant’Anna, Yunsan Méas, Marc Richmond LeBel, Anthony de Sousa, Rajaa El Alaoui)
  • L’instabilité des mesures en Auriculomédecine (André Lentz)
  • RAC/VAS et détection électrique, les mêmes cartographies ? (Bernard JULIENNE, Patrick BECU, Yves ROUXEVILLE)

Evaluation

  • Etude préalable de validation d’un test ARN+ADN+7NM pour le dépistage de blocage de type 4, en simple aveugle contre placebo. (André Lentz)

Nouvelles des associations

  • L’association Auriculo. Sans Frontières (Yves Rouxeville)
  • Société Brésilienne d’Auriculothérapie Française et d’Auriculomédecine (SBAFA)

Evènements

  • Le Docteur Max Tétau nous a quittés (Yves Rouxeville)

Interview

  • Interview Bettina Samitsch de la société Acushop et de Thierry Garaboux nouveau directeur de SEDATELEC (Dr Fernando Santana)

Publications

  • A Course in Auriculomedicine (Yves Rouxeville, Marc Lebel)
  • Icamar dans la presse
  • Revue de presse
  • Trouvé sur le net

Editorial

MIEUX VAUT ALLUMER UNE BOUGIE QUE DE MAUDIRE L’OBSCURITÉ !

Nous entamons la troisième année d’ICAMAR. C’est à la fois peu et c’est beaucoup. Une volonté commune et du travail ont permis de compenser nos très faibles moyens. Ainsi, nous avons pu établir un lien destiné à combler la solitude des praticiens isolés. Et nous avons constitué une équipe permettant de sauvegarder un patrimoine méconnu de recherches originales et de techniques médicales novatrices.

La revue ICAMAR ne remplace pas les livres, ni les formations (initiales ou de perfectionne- ment). Les cas cliniques et l’expérience personnelle doivent certainement devenir nos domaines phares, sans oublier la création théorique, car sans modélisation claire pour colliger les observations, notre savoir resterait « un cimetière de faits ». Une chose est d’établir des faits reproductibles, une autre chose est leur compréhension intime.

La justification des études

Même si nous avons la conviction que l’Auriculo. (l’auriculothérapie et l’auriculomédecine) est géniale et efficace, son développement sera lié à la publication de travaux sur les faits observés.

Il y a quatre ans, une mutation de vie professionnelle a libéré du temps pour qu’Yves s’investisse en des études et des compilations (pour leur grande part publiées dans ICAMAR). La grande majorité des diagnostics par auriculomédecine décrits par Paul Nogier, et portant sur la réceptivité de la peau, ont été évalués. Dans leur majorité, ils ont été confrontés à la mesure instrumentale.

Certes, la présentation formelle des études est fastidieuse, mais il s’agit d’une évolution capitale pour la méthode ! Nous pourrons désormais classer les tests en fonction de leur spécificité :

  • Le point réagissant à l’éclairage auriculaire ponctuel par la couleur rouge 24 est à 85-90% en baisse d’impédance,
  • Le point réagissant à l’éclairage auriculaire ponctuel par la couleur vert 53 est à plus de 80% en hausse d’impédance,
  • Le point réagissant à l’approche du bâtonnet blanc a toute chance d’être le témoin d’un déséquilibre vers l’orthosympathique,
  • Le point réagissant à l’approche du bâtonnet noir a toute chance d’être le témoin d’un déséquilibre marqué vers le C’est quasi systématique si ce point répond aussi à la projection de bleu 44,
  • Le point réagissant primitivement en positif lors d’un appui instrumental à 140-160 g/mm² est contrôlé en baisse d’impédance à plus de 90%,

L’analyse finale des mesures porte sur deux points essentiels : la valeur statistique et l’imprévu.

La valeur statistique nous rassure. La grande majorité des diagnostics portant sur la réceptivité de la peau ont une relation physique (la baisse ou la hausse d’impédance du point par rapport à son environnement). Les faits sont confirmés par des chiffres dont on peut débattre, mais qui ne sont dans leur majorité ni le fait du hasard, ni l’infaillibilité. Ils se situent dans une fourchette !

L’imprévu, c’est remarquer des corrélations singulières entre un test et un paramètre particulier que l’on n’attendait pas. C’est donc une dynamique qui peut générer des avancées considérables, en termes de compréhension des phénomènes ou de changement de nos habitudes.

Les deux versants du système autonome ont été étudiés à divers épisodes, avant que les hypothèses ne retombent dans l’oubli, ou ne soient infirmées. Il y a deux ans, rien ne permettait de relier la baisse d’impédance et l’orthosympathique ! Il y a un an, on n’envisageait pas une correspondance entre les points réagissant aux couleurs chaudes et baisse d’impédance, ni que les points réagissant aux couleurs froides soient fréquemment en hausse d’impédance ! Il y a moins de trois mois, a été notée la possibilité que l’impédance de certains tests change selon l’état neurovégétatif du sujet !

Au fur et à mesure que l’on avance, on peut confirmer l’intérêt et le parallélisme de certains tests : nous pourrons les simplifier dans un proche avenir. Mais aussi, plus on avance et plus on découvre des phénomènes insolites qui encouragent à la modestie ainsi qu’à une recherche active.

La nécessité de poursuivre une recherche active

Pendant longtemps, on admirera le génie de Paul Nogier. Il avait compris sa démarche comme une démarche de type expérimental avec ses divers stades successifs : l’observation, la répétition de l’observation, le stade empirique, puis le stade expérimental. Nous suivons ce courant, sans oublier l’esprit radicalement novateur qu’il nous a insufflé.

Nous plaçant dans le cadre de la médecine du XXI° siècle, nous savons que, pour la simple survie de nos pratiques comme pour leur développement, nous devons travailler, étudier, mesurer, publier.

Des études multicentriques (effectuées par différents praticiens, en divers sites géographiques) vont débuter, aussi bien en Auriculothérapie (latéralité des points selon l’ancienneté des troubles) qu’en Auriculomédecine (confirmation de certaines études particulièrement probantes).

Naturellement, ICAMAR sera le lieu privilégié pour publier ces travaux. Nous espérons également pouvoir y publier des études thérapeutiques ; tout cela ne se fait pas en un jour !

Le bénéfice sera multiple

Jusqu’à présent, les théories nous ont surtout proposé des hypothèses, confirmées cliniquement. La compilation de mesures, de données, permettra de dépasser le stade de la théorie. Il nous faut par ailleurs des concepts clairs, référés à des champs scientifiques connus ou novateurs ; dans ce cadre, le rapprochement avec les théories physiques du champ serait pour nous une précieuse ouverture.

Mais déjà, puisque des études répétées ont montré une corrélation entre des tests jugés exotiques à l’origine (qui choquaient les cartésiens) et un paramètre physique indéniable (électrique), notre approche insolite pourra être appréciée de façon plus positive (par nos confrères et par le conseil de l’Ordre). Bien sûr, chacun doit faire l’effort d’évoluer dans sa conception du vivant, et accepter d’intégrer davantage de Physique dans leur lecture des faits d’observation.

Et chacun connaît les risques potentiels auxquels les professionnels de Santé s’exposent lorsqu’ils relient leurs soins à un concept énergétique fumeux, surtout si la présentation est faite avec une assurance verbale excessive ! Notre exigence à nous reste attachée strictement à la méthode scientifique, à la vérification expérimentale et aux multiples tests et re-tests cliniques, et cela depuis plus de 50 ans de travail collectif acharné à la suite de Paul Nogier. Ne soyons toutefois pas dupes ; les critiques que nous pourrons recueillir ne viendront pas toujours d’un souci de progrès scientifique, mais aussi d’une mentalité fermée qui hélas sévit encore dans nos milieux médicaux. Ici, nous resterons fermes à défendre, avec preuves à l’appui, la qualité et le sérieux de notre travail. Il en va de l’intérêt des souffrants et de l’exigence de vérité.

Pour acquérir notre taille adulte, en toutes circonstances il nous faut savoir faire la différence entre le fait et l’hypothèse. Seul dans son cabinet, avec une activité qui laisse peu de repos, avec toutes ces tâches administratives qui ne déclenchent pas l’enthousiasme, il est bon d’avoir les certitudes matérielles et pour conforter la conviction ! Cela permet de prendre de la dis- tance avec toute forme de désinformation, à défaut de se garantir de toute manipulation.

Guérir et aider pourraient être les deux mots (au sens du dictionnaire Robert) résumant l’intérêt de notre activité. Il est gratifiant qu’une pathologie cachée soit débusquée, qu’une douleur soit calmée, ou qu’une souffrance soit soulagée après la pose de quelques aiguilles ou la rééquilibration d’une homéostasie perturbée ! Il est gratifiant qu’une douleur soit calmée, ou qu’une souffrance soit soulagée après la pose de quelques aiguilles ! Il est satisfaisant que des troubles fonctionnels soient nettement améliorés après quelques minutes de stimulation électrique ou de fréquences dans l’infrarouge sur des points d’oreille appropriés !

Tout le reste est secondaire. Tout le reste est combat d’arrière-garde. Avançons !

Yves Rouxeville, Daniel Courty