Revue ICAMAR 09

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Revue ICAMAR 09 – 3 avril 2013

PAIEMENT SÉCURISÉ
UGS : icamar-09 Catégorie :

Description

  • 113 pages
  • 2,22 Mo

Sommaire

Editorial

VOUS AVEZ DIT MÉDECINE INFORMATIONNELLE ?
VERS UN NOUVEAU PARADIGME.

“FORMA DAT ESSE REI “, la forme donne d’être à la chose...

Il n’y a pas que les juristes pour se souvenir de l’antique principe des philosophes de l’Ecole, la mémoire des mots en atteste : car cette “forma” reste aujourd’hui enclose dans le terme d’information, lointain avatar de la “morphé” d’Aristote : on sait que le concept associé ne désigne pas un contour , ni une figure de style, mais un principe structurant en amont de toute expression matérielle.

De la scholastique médiévale à la cybernétique, le rappel de N. Wiener (Cybernétics, 1947) en souligne la nature irréductible : « l’information n’est ni la masse, ni l’énergie, l’information est l’information. » (Cybernetics, 1948)

Toute chose dans l’univers possède donc trois paramètres fondamentaux : la matière, l’énergie et l’information. Mais les organismes vivants manifestent le lieu où l’information s’exprime de la manière la plus spectaculaire, en terme de complexité, d’évolution et de diversité formelle.

Le biologiste et médecin Henri Laborit, insistait fortement sur la continuité des niveaux emboîtés de l’organisation matérielle de ces organismes : moléculaire, enzymatique, métabolique, cellulaire, tissulaire, organiques, systémiques, jusqu’au niveau d’intégration supérieure : l’individualité et son expression comportementale. Chaque niveau fonctionne comme un servomécanisme, c’est-à-dire comme un régulateur possédant un contrôle de ses boucles de régulation opéré par le niveau immédiatement supérieur.

Il distinguait ainsi “l’information-structure”, qui se rapporte à l’imbrication hiérarchique de ces niveaux, de “l’information circulante”, qui assure l’unité de la chaîne de servomécanismes par le principe d’asservissement hiérarchique, avec comme seul objectif l’homéostasie et donc la survie. (l’Inhibition de l’action, 1979).

Comme aimait le rappeler Jean Piaget : “La vie est essentiellement autorégulation“. Dans l’unité fonctionnelle vivante, cette autorégulation renvoie à tout l’empire de la Physiologie, implique les processus de l’ ADN comme les fonctions du système nerveux, et s’étend jusqu’au comportement au sein du milieu de vie. Le fruit : l’adaptation.

Pour ce faire, l’information circulante implique trois types d’éléments informants : des acteurs biochimiques (hormones, cytokines, neuromédiateurs, phéromones...), des acteurs électriques (potentiels membranaires, potentiels d’action), des acteurs électromagnétiques (résonances neuronales émissions UV des ADN, champs divers, dont quantiques ou photoniques...). Si l’on intégrait les réseaux d’acupuncture, que ce soit sur un modèle de transmission photonique, ou sonique, ou biochimique, ou électrochimique, ou de transfert d’ondes millimétriques, nous pourrions envisager d’autres réseaux informationnels pour compléter cette vision foisonnante du système informationnel vivant.

D’un point de vue médical, si la vie est donc autorégulation dans sa nature même, la pathologie se dessinera initialement comme un écart croissant aux variables d’équilibre, c’est-à-dire comme un type de dé-régulation, un accroissement progressif de l’entropie (une augmentation du désordre informationnel) et une progressive perturbation des systèmes de contrôle, dont les ordres descendants et les retro-contrôles afférents seront parasités, voire interceptés. On pourrait imager ce processus en parlant de “neurotoxiques informationnels”. Ce processus reste infra-clinique, il peut se mettre en place des mois avant l’apparition d’une pathologie. Pouvoir le détecter alors apporterait maints avantages.

Pour le bien de tous, la médecine du XXème siècle a excellé dans la connaissance opérationnelle de l’information-structure. La chirurgie, la lutte contre les maladies infectieuses, les acquis de la biochimie et de biologie moléculaire, puis de la génétique avec le séquençage complet des chromosomes de l’être humain...tout cela vient éclaircir l’axe “matière” et “énergie” de la réalité clinique.

Beaucoup de travail reste à faire par-contre sur l’axe “information”, non au sens de supports ou de contenus ou de voies de communication : ici bien sûr le corps a commencé à livrer ses secrets, avec la connaissance du code génétique et de ses mécanismes de transcription, avec les avancées de la neurobiologie ou la connaissance des transmissions biochimiques.

Mais au sens d’abord de contrôle des boucles informationnelles (feed-back), de réglage et de corrections des déviations initiales : là beaucoup reste à faire pour établir un rapport préventif avec les pathologies avant qu’elles n’émergent, pour détecter les blocages informationnels qui empêchent les centres nerveux supérieurs de “voir” les désordres nichés à l’abri de sa surveillance, pour diagnostiquer le trouble fonctionnel avant sa manifestation matérielle. Avec la biophysique, des disciplines nouvelles sont à intégrer. Voyons lesquelles.

  • L’ acupuncture auriculaire apporte ici une candidature déjà bien documentée, à la fois comme approche originale du diagnostic des troubles fonctionnels et comme technique d’intervention sur les boucles informationnelles de régulation du système nerveux . Au côté de son corollaire personnalisé qui utilise le signal RAC/VAS de Paul Nogier (auriculomédecine).
  • De même, trouveraient leur place les approches dites “quantiques”, c’est-à-dire utilisant les propriétés biologiques des émissions photoniques cohérentes ou incohérentes (laser, LED, OLED de différents longueur d’ondes) associées ou non à des tunnels magnétiques (MILTA) ; ou encore l’utilisation de la mesure des biophotons , selon les travaux de Fritz Popp ; et enfin la médecine photonique de Pierre Magnin et Pascal Vidal.
  • A ces modes d’investigation déjà bien armés, pourrait s’ajouter l’utilisation diagnostique des champs biophysiques péricorporels : l’usage d’outils issus de la technologie russe (par exemple, le système Physioscan : analyse des signaux biophysiques cérébraux associés aux pathologies), et, qui sait, l’holographie péricorporelle et l’analyse des champs chréodiques, toutes proches de la redécouverte d’une ”morphé” organisatrice en amont des structures matérielles.

Nous proposons l’appellation de “médecine informationnelle” pour colliger les travaux cliniques et expérimentaux qui se sont appliqués par le passé, ou qui se mènent actuellement sur cet espace et celle de “médecine informationnelle issue de Nogier (MIIN)“ pour qualifier le domaine spécifique auquel la revue ICAMAR se consacre.

Ce nouveau paradigme émerge clairement en définissant que cette nouvelle branche de la médecine ne soigne ni la matière, ni avec la matière. Les applications de la biochimie et de la biologie moléculaire, efficaces et expérimentées, sont acquises et il n’y a pas à revenir sur ce point. Il convient d’aller plus loin maintenant.

Elle ne soigne pas non plus l’énergie à proprement parler ; mais elle traite de l’information comme d’une entité spécifique, et agit au plan diagnostique et thérapeutique par l’information.

Ajoutons que parler de médecine informationnelle suppose de se placer en amont de l’organisation matérielle, au niveau de l’espace de régulation même qui tisse, structure, contrôle et régule le vivant intégré dans son biotope et ses interactions avec l’extérieur.

Une vision intégrée lui correspond ainsi, où la notion de champ retrouve une place primordiale.

Le domaine d’exploration s’avère vaste, la recherche s’ouvre, novatrice, avec le concours désormais essentiel de la Physique.

Puissions-nous par nos efforts hâter ce devenir souhaitable...

Daniel Courty