Revue ICAMAR 21

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Revue ICAMAR 21 – 9 décembre 2018

PAIEMENT SÉCURISÉ
UGS : icamar-21 Catégorie :

Description

  • 53 pages
  • 1,68 Mo

Sommaire

Editorial

  • A la croisée des chemins (Dr Claire-Marie Rangon)

Recherche fondamentale

  • Le pavillon de l’oreille, voie royale d’exploration du cerveau (Pr. Pierre Magnin, Dr Pascal Vidal)

Rappel historique

  • Remise du Premier Prix de l’Ecole Internationale Paul Nogier (E.I.P.N.) au Pr. Pierre Magnin, le 24 mai 1997 (Dr Raphaël Nogier, Dr Jacques Vandromme, Dr Yves Rouxeville)
  • Réponse du Pr. Pierre Magnin, le 24 mai 1997
  • Nous sommes vingt ans après (Yves Rouxeville)

Cas cliniques

  • Examen d’un malade porteur de calcul rénal gauche avec sonde JJ (Dr Yves Rouxeville, Pr. Fernando Mendes Sant’Anna)
  • Un cas de douleur post opératoire (Dr Jean-Pierre Graziana, Dr Yves Rouxeville)
  • Un cas d’hygroma du coude (Dr Yves Rouxeville)
  • Le cas de Gilberte (Dr Yves Rouxeville)

Nécrologie

  • In Memoriam : Le Dr Jacques Vandromme (Dr Yves Rouxeville)
  • Jean Nogier (Yves Rouxeville)

Mise en garde

  • Infox, dites Fake news en Anglais (Dr Yves Rouxeville)

Libres propos (ou propos libres)

  • Deux oreilles, deux conceptions du vivant(Orick Hulot)
  • Et pourtant elle soigne (Sébastien Forficule)

Annexes

  • Tampons de consultations et d’observations
  • Pourquoi un tampon consultation et un tampon observation ?

Editorial

A la croisée des chemins…

Inventée par un Médecin, le Dr Paul Nogier, dans les années 1950, l’Auriculothérapie n’est toujours pas reconnue par le Conseil de l’Ordre 70 ans plus tard ! Paradoxalement, elle est bien reconnue par l’OMS, enseignée à la faculté de médecine, et a fait l’objet d’un nombre exponentiel de publications scientifiques attestant de son efficacité clinique… Rien n’y fait : l’auriculothérapie reste méconnue de la majorité des médecins et considérée à tort comme une « médecine parallèle » …

Toutefois, la reconnaissance et l’intégration de l’auriculothérapie au sein du monde médical pourraient être favorisées par la montée en puissance d’un nouveau type de traitement : la NEUROMODULATION.

La neuromodulation traite le système nerveux directement, par l’intermédiaire de stimulateurs implantés dans une zone spécifique, qui rééquilibrent l’activité des réseaux neuronaux et améliorent des symptômes. Principalement invasive, la neuromodulation se décline également sur le versant non-­‐invasif. C’est à ce niveau qu’elle ouvre la porte à l’auriculothérapie !

Saurons-­‐nous saisir l’opportunité offerte par la neuromodulation d’ouvrir des brèches dans le monopole du traitement médicamenteux ? Il est temps de réhabiliter l’oreille auprès des médecins et des neuroscientifiques, avides de maîtriser le fonctionnement du cerveau.

Pour reprendre Paulo Coelho : « Nous parcourons le monde en quête de nos rêves et de nos idéaux. Très souvent, nous rendons inaccessible ce qui se trouve à portée de main. Lorsque nous découvrons notre erreur, nous comprenons que nous avons perdu notre temps en cherchant très loin ce qui était tout près ».

L’oreille, si accessible, permet d’atteindre le cerveau. Notre connaissance de la cartographie auriculaire nous donne des décennies d’avance sur les médecins et chercheurs « classiques ».

2019 place l’auriculothérapie à la croisée des chemins, entre la voie de la reconnaissance médicale, si elle ose d’emboiter le pas à la neuromodulation, ou la possibilité de continuer à faire cavalier seul, sur une route non carrossée et incertaine…

Claire-­‐Marie RANGON