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Fiche Auriculothérapie

Tableau comparatif des métiers de réflexologue auriculaire et d'auriculothérapeute.

Réalisé par les docteurs Claire-Marie Rangon, Yves Rouxeville et Raphaël Nogier, le 14 février 2019.

 REFLEXOLOGUE AURICULAIREAURICULOTHERAPEUTE (ou Réflexothérapeute auriculaire)
DOMAINE DE COMPÉTENCE• Prévention, bien-être.
• Accompagnement NON thérapeutique, pouvant devenir symptomatique
• Prévention – Bien-être
• Soins médicaux – Santé.
• Accompagnement thérapeutique.
QUI PEUT PRATIQUER ?
ET PRATIQUER QUOI ?
Acupression :
En pratique raisonnable, après une formation minima :
• Ostéopathe, Réflexologue.

Tout le monde ayant une information minima :
• Toute personne liée ou non au domaine de la santé,
• Toute personne (pour soi-même, la famille, les amis).
Corps médical (médecins, dentistes, vétérinaires sages-femmes, dans leur domaine de compétence), et par délégation aux infirmiers IDE et IADE

En fait, toutes professions médicales habilitées à l’effraction cutanée :
• Pose d’aiguilles simples et d’ASP (aiguilles semi-permanentes).
• Stimulation électrique des aiguilles.
• Stimulation Laser (soft-laser).
• Cautérisation.
• Physiothérapie (Infrarouge, aimants, électricité transcutanée, stimulation photonique).
• Acupression, pressions orientées.

Auxiliaires médicaux titulaires d’un diplôme d’Etat (dans leur domaine de compétence), orthoptiste, pédicure, masseur-kinésithérapeute :
• Stimulation Laser (soft-laser).
• Physiothérapie (Infrarouge, aimants, électricité transcutanée, stimulation photonique).
• Acupression, pressions orientées.
PRÉ-REQUISAvoir suivi une formation en réflexologie dans une école reconnue.Selon le type de soins pratiqués :
• Corps médical, IDE, IADE ‘en cas d’effraction cutanée).
• Auxiliaires médicaux D E, autres professions ayant rapport à la santé.
DISPOSITIFS UTILISÉS• Dispositifs médicaux homologués (pour un usage défini). Ils sont donc porteurs d’un marquage CE médical.
• Utilisation en conformité avec les recommandations du fabricant.
• Dispositifs médicaux homologués (pour un usage défini). Ils sont donc porteurs d’un marquage CE médical.
• Utilisation en conformité avec les recommandations du fabricant.
HYGIÈNE ET SÉCURITÉ• Lavage des mains.
• Dispositifs en contact avec le patient : lingette désinfectante ou équivalent.
Avant effraction cutanée (piqûre) :
• Lavage des mains.
• Désinfection du site de puncture : povidone iodée ou alcool à 70°. La Chlorhexidine est contre-indiquée.

Risque bas : temps de séchage d’une minute
Risque intermédiaire (sujets immunodéprimés, lésions cutanées, diabète non insulino-dépendant, porteurs de valvulopathies ou de prothèses, personnes à hygiène défectueuse) : deux applications avec temps de séchage d’une minute (avant la pose d’une ASP).

Utilisation de matériel stérile et à usage unique.

Auriculo-vigilance : « des infections pouvant être graves ont été notées lors de la pose d’A.S.P chez des personnes diabétiques non diagnostiquées ou diabétiques avec une mauvaise hygiène, malgré l’usage préalable de l’alcool ou de la Bétadine ».

Dispositifs en contact avec le patient : lingette désinfectante ou équivalent.
PROFIL DES PRATICIENS• Auxiliaires médicaux titulaires d’un diplôme d’Etat.
• Professionnels de santé titulaires d’un diplôme délivré par une école reconnue.
• Titulaires d’une Maîtrise de Sciences (GLEM).
Formations offertes :
DIU : Médecins et étudiants en Médecine en instance de Thèse.
GLEM : Médecins et étudiants en Médecine en instance de Thèse, membres du corps médical (médecins, dentistes, vétérinaires et sages-femmes) infirmiers (IDE et IADE), auxiliaires médicaux, titulaires d’une Maîtrise de Sciences.
AASF : Médecins et étudiants en Médecine en instance de Thèse, membres du corps médical (médecins, dentistes, vétérinaires et sages-femmes) infirmiers (IDE et IADE).
FORMATION INITIALEEcoles de réflexothérapie :
• REF-Formation : Apprenants en réflexologie auriculaire seule : 48 h de formation.
• Apprenants en Réflexologie combinées (cursus complet :
16 h de théorie/pratique supplémentaire)
• DIU d’Auriculothérapie Scientifique (Paris XI et Strasbourg) sur deux ans
Douze sessions de deux jours, soit 156 heures ; la première année est principalement consacrée aux sciences dites fondamentales (neurosciences, embryologie, anatomie, physiologie) et à l’apprentissage de la cartographie auriculaire. Complément : 16 h de stage pratique
• GLEM (Lyon et Paris) : sur deux ans
Douze sessions de deux jours, soit 156 heures. Pratique souhaitée sur une durée de 12 heures.
• AASF (Lorient-Lanester) : Formation initiale de 56 heures (quatre modules de deux jours) ; 4 à 6 h de stage pratique si possible.

Le DIU, le GLEM et AASF : insistent sur la clinique : présentation portant sur toutes les possibilités de diagnostic et de traitement du point d’oreille. De même, ils prônent une éthique des soins, pour une qualité de vie.
CADRE D’ACTIVITÉEn cabinet, exercice libéral.

Sans doute au sein de :
• Centres de remise en forme.
• Centres de thalassothérapie.
Au sein de structures médicales ou paramédicales :
• Hôpitaux, Cliniques,
• Cabinets médicaux ou paramédicaux,
• Centres anti douleur.

Ponctuellement en des :
• Centres de rééducation et réadaptation fonctionnelle,
• Centres de thalassothérapie
RÈGLEMENTATIONLe titre de Réflexologue certifié RNCP est une certification professionnelle reconnue par l’Etat). L’exercice pourrait se faire sous différents statuts : auto entrepreneur, portage salarial, etc.).
• Activité : artisan.
• Code APE 86.90F : Activités de santé humaine non classées ailleurs.
Fiche ROME de POLE EMPLOI : l’activité de réflexologue est reconnue par Pôle emploi Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois, fiche N° K1103, Développement Personnel et Bien-être de la personne.

Conformément à la loi, la pratique de la réflexologie ne peut être en aucun cas assimilée à des soins médicaux ou de kinésithérapie, mais à une technique de bien être par la relaxation physique et la détente libératrice de stress. (Loi du 30.04.1946, décret 60669 de l’article l.489 et de l’arrêté du 8.10.1996).
Formation
• Diplôme universitaire (D.I.U d’Auriculothérapie Scientifique) à la suite d’un mémoire et d’un examen final.
• Diplôme délivré par le GLEM, à la suite d’un mémoire et d’un contrôle de connaissances.
• Attestation établie par (AASF), à la suite d’un contrôle de connaissances anonyme.

Titres
• Ni le titre d’Auriculothérapeute, ni celui de Médecin Auriculothérapeute ne sont reconnus à ce jour par l’Ordre des Médecins.
FAUTE OU COMPORTEMENT DÉLICTUEUXProcureur de la République
Ordres professionnels
Agences Régionales de Santé (A.R.S)
Miviludes (dérives sectaires)
Procureur de la République
Ordre des Médecins
Autres ordres professionnels
Agences Régionales de Santé (A.R.S)
Miviludes (dérives sectaires)

Commentaires d’Yves Rouxeville, pour une réflexion à usage interne (destinée à la commission des réflexothérapies et aux membres du GETCOP)

En 45 ans de pratique, j’ai observé des faits concordants ou insolites, des comportements humains, l’utilisation de dispositifs bricolés,…

Domaine de compétence, qui peut pratiquer quoi ?

Il existe une limite dans les actes (responsabilité, risques) : l’effraction cutanée. Elle est volontaire dans la pose d’aiguilles ou d’aiguilles semi-permanentes (ASP) ; elle peut être involontaire (plaies avec graines de Vaccaria, massage avec un instrument pointu,…).

Il existe une autre limite infranchissable : l’établissement d’un diagnostic, un champ qui est réservé au corps médical. La formation et l’ancienneté de pratique des paramédicaux les conduit à une approche de diagnostic. Nous savons bien que toute personne en contact répété avec des malades se frotte avec un langage sans pour autant savoir démêler les hypothèses et les certitudes.

Il faut savoir tenir compte des possibilités d’effets secondaires ou de réactions intempestives. Certaines pathologies (épilepsie, psychoses, asthme évolué, maladies auto immunes, SEP, spasmophiles, fibromyalgiques, électro-sensibles, etc.) sont fréquemment hyper réactives ; certains malades sont en eux-mêmes des hyper réactifs.

Nous avons préféré séparer « physiothérapie auriculaire » et « acupression », ce qui nous semble plus logique, et mieux cadrer avec l’esprit du livre blanc.

Nous avons bien conscience de nous placer au sein des « médecines complémentaires », en agissant essentiellement au plan de la qualité de vie. A titre d’exemple, l’étude en cours au Groupe Hospitalier de Bretagne-Sud, pôle du Scorff à Lorient (étude prospective chez les malades en soins par chimiothérapie) est explicite. Nous indiquons les cinq items suivants : « douleur physique ou souffrance mentale », « angoisse-anxiété », « nausées et vomissements », « troubles du sommeil » et « fatigue-vitalité ».

Dispositifs médicaux utilisés

Les fabricants de dispositifs médicaux homologués sont contraints d’observer un certain nombre de contraintes aboutissant (ou non) au marquage CE médical, avec certifications… Ainsi, les fabricants et revendeurs fournissent un matériel obéissant à certaines normes, avec un mode d’emploi approprié pour les dispositifs les plus complexes.

Nous estimons légitime que les fabricants et/ou revendeurs effectuent une formation adaptée auprès des utilisateurs (ex. pour le soft-Laser, les aimants, l’Infrarouge, la stimulation électrique transcutanée). Cela demanderait un temps supérieur pour la stimulation photonique. Qu’une telle intervention soit effectuée lors d’un enseignement ou en marge, par un enseignant ou par fabricant/revendeur, ne relève pas de notre compétence !

Hygiène et sécurité

Des normes ont été édictées au fil des récentes années. Ce n’est qu’une reprise d’un travail déjà réalisé au sein de la profession.

Formation Initiale

Les différences s’expliquent au plan historique :

  • Le GLEM est la structure originelle, fondée par le Dr Paul Nogier et le Dr Magdeleine Frimat en 1966, reprise en 2007 par le Dr Raphaël Nogier et le Dr Chantal Vulliez, avec une formation parfaitement rodée en auriculothérapie et en auriculomédecine. Les élèves regrettant le manque de pratique, de stages cliniques ou de pouvoir observer des consultations de ville ou d’hôpital ; cela se met en place !
  • Le DU de Bobigny (Paris XIII) a été repris par David Alimi en 1997. Il n’avait pas été élève de Paul Nogier ni du GLEM ; il a établi une dichotomie en ignorant l’auriculomédecine et la personnalisation apportée par une analyse experte du pouls (RAC). Il y a six ans, le DIU comprenait 200 heures de cours, répartis sur 7 séminaires de 2 jours chaque année, plus 28 heures de stage hospitalier doivent être validées. Maintenant, pour le DIU d’auriculothérapie scientifique (Paris XI et Strasbourg), il semble que le volume d’enseignement de neurosciences ait été revu à la baisse !
  • Au sein de la F.A.FOR.ME.C, la Commission Auriculothérapie a réalisé une enquête interne le 20 nov. 2001 sur l’enseignement ; la majorité des participants (de toutes obédiences) a estimé que trois modules de deux jours étaient requis pour l’auriculothérapie, trois modules de deux jours pour l’auriculomédecine. La majorité a souhaité que la pratique représente environ le tiers de la formation !

Le 9 avril 2005, l’unanimité des médecins acupuncteurs français réunis à Lyon, (la F.A.FOR.ME.C, le Syndicat S.N.M.A.F et la société savante C.F.A) a souhaité que l’auriculothérapie soit enseignée sous la forme d’un module optionnel du D.I.U d’acupuncture, selon le modèle proposé par Pr. Jean Bossy en 1987. Le Pr. Youenn Lajat (président du conseil de coordination du DIU d’acupuncture) a demandé aux Dr Yves Rouxeville et Yunsan Méas de réaliser cette formation à Nantes dès la rentrée 2005.

L’auriculothérapie y était présentée comme complémentaire et intégrée aux autres soins. Son enseignement respectait le cahier des charges suivant :

  • Ni plus ni moins de neurosciences en auriculothérapie que pour l’acupuncture (14 h),
  • Présentation de toutes les possibilités de diagnostic du point,
  • Présentation de toutes les possibilités de traitement du point,
  • Le médecin ayant bénéficié de la formation doit pouvoir répondre aux demandes dans les indications sans pièges.

Soit quatre modules de deux jours (soit 56 h), se terminant par un contrôle de connaissances et la remise d’une attestation.

La formation continue (F.M.C. associative) prend le relais !

En 2009, le Pr. Khaled Zeghal (Faculté de Médecine de Sfax, en Tunisie) demande un équivalent de ce module optionnel. Ce sera le Certificat d’Etudes complémentaires (C.E.C) en auriculothérapie. Il débutera en novembre 2010, en comprenant cinq modules de 2 jours (70 heures de cours), débutant par deux journées (14 h) de physiologie et neurosciences, enseignement fait par les Professeurs de la Faculté. Ont été ajoutées deux demi-journées d’observations de pratique d’examen et de soins, et un petit mémoire à réaliser.

En 2010, l’association Auriculo. Sans Frontières (AASF) débute des cours à 56600 Lanester auprès de médecins et sages-femmes, puis d’infirmières (IDE). Cet enseignement fut lancé pour pallier à des subventions : les bénéfices des cours permettant d’assurer le déplacement des experts d’AASF en Tunisie, au Maroc ou en Inde, et d’acheter du matériel spécifique. Actuellement, c’est la seconde année d’enseignement est effectué en milieu hospitalier (Clinique Mutualiste de la Porte d’Orient) pour les praticiens (Médecins, IDE et IADE de la Clinique) et pris en charge par l’établissement

Les quatre modules enseignés (à Nantes, puis à Sfax, puis à Lanester et Lorient) sont nommés formation initiale. Les compléments sont alors compris comme une formation continue (milieu associatif).

La même formation initiale est également enseignée au plan associatif (SOTUBIO) à Tunis par des médecins titulaires du C.E.C de Sfax.

Au Brésil, le même programme d’enseignement (quatre modules de formation initiale) est effectué par le Pr. Fernando Mendès Sant’Anna, cardiologue hospitalier, en Universités Fédérales à Rio de Janeiro et Belo Horizonte. Une formation initiale débutera prochainement dans le cadre d’un hôpital de renom à São Paolo, avec le soutien d’Auriculo Sans Frontières.

N.B. Il existe également sur le territoire un certain nombre d’enseignements assez discrets…

Cadre d’activités

En 45 ans de pratique, j’ai été confronté à une « zone noire » où n’importe qui faisait n’importe quoi, une « zone grise » avec des dérives et des excès, des auto-proclamés. Aucun ennui n’a été observé lorsque les IDE et IADE pratiquent l’auriculothérapie sous forme de soins dédiés, avec l’accord du médecin-traitant de leur malade et/ou d’un médecin chef de service de l’unité hospitalière (hôpital ou clinique).

Réglementation

La frontière entre « bien-être » et « soin » présente un partage assez subtil : celui de la pression douloureuse. Il est hors de question de faire surveiller en permanence chaque praticien pour des soins par acupression ou infrarouges qui ne nécessitent pas de précaution d’emploi. Inévitablement des « soins symptomatiques » sont pratiqués, par exemple pour aider à soulager une douleur d’épaule. L’honnêteté des formateurs s’impose donc.

Neurostimulation auriculaire non invasive

Où placer ce type de soins qui promet un développement exponentiel ? Pour les Agences Régionales de Santé (A.R.S) et pour l’Assurance-Maladie, des dispositifs transdermiques type TENS posés sur la conque et/ou le reste de l’oreille sont-ils de l’auriculothérapie ?

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